Moins 40% d’émissions de CO2 d’ici 2020: Thalys, soutenue par WWF, devient la première entreprise belge à rejoindre les Science Based Targets

Mercredi 28 octobre 2015 — Engagée depuis 2008 dans une démarche de maîtrise de son bilan carbone, Thalys franchit une étape supplémentaire en devenant la première entreprise belge à rejoindre le programme Science-Based Targets [1], une initiative conjointe de WWF, du Global Compact (Nations Unies), du World Resources Institute (WRI) et de Carbon Disclosure Project. Fort de sa méthodologie et de son expertise, ce programme permet à Thalys de définir l’objectif ambitieux d’une diminution de 40% de ses émissions et de renforcer le caractère durable de son positionnement. 

Alors que la COP 21, la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, doit aboutir à un accord international à l’horizon 2020-2050, et conscient de l’urgence de diminuer ses émissions carbone, Thalys anticipe en s’engageant sur des pistes multiples. Outre une exigence d’exemplarité concernant son siège et ses locaux, les trains représentent évidemment l’enjeu principal: il s’agit d’énergie de traction mais aussi de diminution des consommations auxiliaires (chauffage, éclairage…), de conduite économique, de dématérialisation des titres de transport, de restauration durable, etc. Mais Thalys ne s’arrête pas là et entend également influencer d’autres leviers-clés comme le report modal, ou encore le transport amont et aval.

Méthodologie scientifique et soutien d’experts

A travers cet engagement environnemental, Thalys rejoint le programme ‘Science-Based Targets’ - une initiative conjointe de WWF, du Global Compact (Nations Unies), du World Resources Institute (WRI) et de Carbon Disclosure Project - qui accueille les entreprises se fixant un objectif de réduction des émissions de CO2 aligné avec les enseignements de la science climatique. Thalys est par ailleurs le premier acteur ferroviaire en Europe à rejoindre les Science-Based Targets en adoptant cette méthodologie, fondée sur une approche par secteur d’activité et basée sur les chiffres du GIEC.

En rejoignant ce programme, Thalys s’engage également à publier chaque année sur son site internet l’évolution chiffrée de ses émissions de carbone, certifiée par un cabinet d’experts indépendant.

C’est une étape-clé vers la diminution de 40% des émissions de CO2 de Thalys. « Notre approche de la responsabilité sociétale s’articule autour de 3 axes : viser l’exemplarité environnementale pour notre activité, développer chez nos clients la préférence pour un transport durable, et optimiser notre impact sur nos territoires. Cet engagement de Thalys, formalisé dans le cadre des Science Based Tragets (SBT), est l’occasion pour nous de challenger nos modes opératoires et apporte à notre ambition la solidité scientifique dont nous avions besoin pour passer à la vitesse supérieure », déclare Agnès Ogier, CEO de Thalys.

Fort de son expertise, WWF apporte son soutien à Thalys à travers sa méthodologie de calcul, la définition des objectifs, l’identification de pistes d’amélioration, l’élaboration d’un plan d’actions et l’accompagnement dans sa mise en oeuvre. Antoine Lebrun, CEO de WWF Belgium, explique : « Les Science Based Targets permettent aux entreprises de devenir plus ambitieuses et engagées en matière d’innovation. Les SBT accompagnent et préparent les entreprises aux conséquences du changement climatique et, notamment, aux législations toujours plus strictes en la matière. Les risques deviennent dès lors plus facilement gérables et quantifiables. La feuille de route est clarifiée pour toutes les parties prenantes de l’entreprise, permettant une confiance et une adhérence accrues au projet. En bref, les entreprises qui adoptent aujourd’hui les Science Based Targets seront mieux préparées et plus performantes face aux évolutions climatiques. »

Un enjeu de taille : répondre à la demande croissante de mobilité tout en contribuant à la nécessaire réduction des émissions de CO2 

Le secteur du transport est responsable de près d’un quart des émissions de CO2 totales en Europe. A la veille de la COP 21, la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, le secteur privé doit soutenir l’effort international de réduction des émissions de CO2 en s’engageant dès à présent dans la transition vers une économie décarbonée. 

En ce qui concerne Thalys, le plan d’actions porte sur l’ensemble de son périmètre d’activité et implique l’ensemble de ses métiers :

  • Siège et locaux
    Depuis quelques temps déjà, l’entreprise s’attèle à diminuer la consommation au siège, que ce soit par l’alimentation électrique issue à 100% d’énergie renouvelable, le remplacement de machines à sodas par la mise à disposition de fruits bio, locaux et de saisons, la distribution de gourdes plutôt que l’utilisation de bouteilles à usage limité, le recyclage du matériel et des déchets, sans oublier l’intégration de critères de performance environnementale dans le cahier des charges des nouveaux bâtiments.
     
  • Energie & transport
    En tant qu’entreprise ferroviaire de plein exercice, Thalys entend désormais prendre ses responsabilités dans l’optimisation du mix énergétique relatif à la circulation de ses trains. Des compteurs d’énergie seront ainsi généralisés à l’ensemble du parc Thalys permettant des mesures précises et une évaluation en continu dans une démarche d’efficacité énergétique. Par ailleurs, dès 2016, tous les conducteurs suivront un nouveau programme spécifique de formation à la conduite économique des Thalys. L’entreprise entend également diminuer les consommations auxiliaires de ses rames (chauffage, éclairage…) et améliorer la composition des mix électriques de traction, en collaboration avec ses partenaires et fournisseurs.
     
  • Restauration à bord                      
    Avec le renouvellement de sa gamme de plateaux-repas, Thalys entend répondre à deux ambitions majeures : constamment renouveler et surprendre ses passagers en s’inspirant de nouveaux horizons, mais aussi réaffirmer ses engagements de durabilité. Pour ce faire, les menus sont composés en grande partie de produits frais, de saison, bios et issus des terroirs des pays desservis par le célèbre train rouge à grande vitesse. Par ailleurs, Thalys favorise les poissons certifiés ‘pêche durable’ et non issus de races en voie d’extinction, l’usage de viande rouge est limité et la part de l’offre végétarienne est renforcée.

Il existe également d’autres leviers essentiels à la réduction des émissions de CO2 liées au transport dans son ensemble :

  • Report modal
    Thalys émet environ 7 fois moins de kg eq. CO2 qu’un trajet en voiture entre Bruxelles et Paris ; 8 fois moins qu’un trajet en avion entre Paris et Cologne et jusqu’à 10 fois moins entre Paris et Amsterdam.En évitant des trajets plus émissifs, Thalys contribue par ailleurs à une balance carbone vertueuse, soit l’économie de 200 000 tonnes de CO2 chaque année [2]. « Tous nos efforts pour développer le report modal et optimiser l’occupation de nos trains sont non seulement des leviers de développement de notre activité économique, mais ils contribuent également à limiter les émissions du secteur du transport au niveau global », poursuit Agnès Ogier.
     
  • Maintenance
    Les deux principaux ateliers de maintenance des Thalys seront engagés d’ici à 2020 dans une démarche ISO 14.001, avec des indicateurs précis de suivi des consommations énergétiques, toujours dans une démarche d’optimalisation. Par ailleurs, une maintenance davantage connectée sera développée afin de limiter encore les consommations de papier.
     
  • Le transport en amont et en aval, c’est-à-dire « pré » et « post » Thalys
    Nos bilans carbone révèlent que les émissions générées par les moyens de transport utilisés par les voyageurs avant et après Thalys sont du même ordre de grandeur que celles liées directement au trajet en Thalys. C’est pourquoi l’entreprise contribue à simplifier ces déplacements, en facilitant l’accès à des alternatives moins polluantes en proposant des titres de transport en commun des villes qu’elle dessert en vente à bord de ses trains. Ainsi, plus de 75.000 titres de transport en commun sont vendus au Thalys Welcome Bar chaque année.

Enfin, la diminution de 40% des émissions de CO2 de Thalys s’inscrit dans une stratégie globale de durabilité, tout comme l’accompagnement de COP 21, la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui se tiendra dans quelques semaines à Paris. Le 28 novembre, un Thalys événementiel reliera Bonn à Paris en passant par Bruxelles, avec à son bord une délégation de l’UNFCCC, des représentants d’ONG, des institutions européennes, d’entreprises engagées, du monde ferroviaire ainsi que des experts du climat. Le programme « Trains to Paris » vise ainsi à démontrer le rôle prépondérant que peut jouer le transport ferroviaire dans la lutte contre le réchauffement climatique. 

 

[1] http://sciencebasedtargets.org/about-us/
[2] Etude « Sustainable Mobility » de Carbone 4